28/03/2022
MARTISOR - Symbole du printemps en Roumanie
Les Roumains et les Moldaves célèbrent le 1er Mars l’arrivée du Printemps, par la fête de « Mărţişor » (prononcer martzichor, nom populaire du mois de Mars), dont l’origine remonte au temps des Daces et des Romains. Le 1er Mars (martius en langue latine), premier jour du vieux calendrier romain on célébrait « Matroualia », la fête dédiée au dieu Mars, la divinité des forces de la nature, du printemps et de l'agriculture.
Ainsi, pour fêter la victoire du printemps dans sa guerre contre l’hiver, les filles et les femmes reçoivent des « mărţişoare», des amulettes de porte-bonheur, considérées comme une expression de l’unité des contraires: printemps-hiver, lumière-ombre, fertilité-stérilité. En Bucovine, par contre, ce sont surtout les hommes qui reçoivent de la part des femmes des « mărţişor», ce symbole du printemps et porte-bonheur.
Le « mărţişor » se porte attaché à la poitrine tout au long du mois de mars, après quoi, dans la plaine roumaine, la tradition veut qu’il soit suspendu à un arbre fleuri, dans l’espoir que toute l’année sera fleurie. Ce mărţişor est une fine ganse formée de deux fils tressés, l’un blanc et l’autre rouge, auxquels on attache une petite figurine - un cœur, une lettre, une fleur, un fer à cheval, un trèfle à quatre feuilles ou bien d’autres petits objets stylisés - qui joue le rôle de porte-bonheur. De nos jours, le mărţişor prend aussi la forme de petites broches garnies du même fil blanc-rouge ou bien des petits bracelets qui sont portés à la main par les femmes.
es fils rouge et blanc mêlés représentent les deux saisons qui s’entremêlent encore. Le rouge c’est l’hiver (peut-être parce qu’on y fait rougeoyer l’âtre), tandis que le blanc signifie le printemps dont le symbole est le perce neige, le premier qui annonce le retour de la nature à la vie.
Les roumains et les moldaves attachent beaucoup d’importance à cette tradition ludique qui inonde les villes de petits comptoirs ambulants qui vendent des « mărţişor » fabriqués surtout à la main par des artistes et artisans.
Dans la tradition populaire, il y a plusieurs légendes concernant l’origine du « mărţişor », dont les plus connues sont la légende de la fée Printemps et la légende de Baba Dochia.